Le droit d’accès aux images de vidéosurveillance permet à toute personne qui estime avoir été filmée de demander à consulter les enregistrements sur lesquels elle apparaît.
En pratique, l’accès aux images est strictement encadré : seules des personnes habilitées peuvent visionner les images, et les demandes doivent être adressées au responsable du dispositif (généralement indiqué sur le panneau d’information).
Les images étant conservées pendant une durée limitée, il est conseillé d’agir rapidement. Découvrez qui peut accéder aux images, comment formuler une demande, dans quels délais, et quels recours existent en cas de refus.
L’accès aux images de vidéosurveillance est un droit si vous considérez avoir été filmé. Mais il peut cependant vous être refusé pour divers motifs.
Qui peut visionner les images de vidéosurveillance ?

Dans le cadre d’une installation d’un système de vidéosurveillance en copropriété ou tout lieu recevant du public, agréée par la préfecture, seules les personnes mentionnées dans l’autorisation préfectorale peuvent, dans un premier temps, avoir accès aux images de vidéosurveillance. Ces personnels, formés, auront été sensibilisés aux règles de droit à l’image liées à la mise en œuvre d’un système de vidéosurveillance.
La loi prévoit également que toute personne filmée puisse avoir un droit d’accès aux vidéos sur lesquelles elle apparaît. En effet, les images de surveillance sont des données privées, réglementées par la loi RGPD de vidéosurveillance. Les personnes auront été préalablement renseignées par la présence d’une pancarte indiquant l’existence d’une vidéosurveillance.
La demande d’accès aux images devra être adressée au responsable du système de vidéosurveillance dont les coordonnées sont indiquées sur cette pancarte. Enfin, tout officier de police judiciaire ou procureur, au cours d’une enquête, est autorisé, selon la loi du 23 mars 2019, à avoir accès aux images de vidéosurveillance non protégées par un secret prévu par la loi.
Pour que le responsable (le syndic ou le gérant du commerce) puisse garantir qu’aucune personne non autorisée n’accède aux images, l’installateur a l’obligation de sécuriser l’infrastructure. L’enregistreur doit être placé dans un endroit sécurisé. Cela passe également par le chiffrement des données, la création de profils utilisateurs nominatifs avec des mots de passe robustes et la traçabilité des connexions (journal des accès). Seul le responsable du traitement doit posséder des accès. En cas de faille de sécurité due à un système mal paramétré d’origine, la responsabilité de l’installateur peut être engagée au titre de son devoir de conseil et de conformité technique.
Demande d’accès aux enregistrements de vidéosurveillance
S’il se rend compte qu’il a été filmé par un système de vidéosurveillance, un particulier pourra solliciter le visionnage des images et vérifier que celles-ci sont bien détruites dans le délai fixé par l’autorisation préfectorale. En effet, l’article 39 de la loi « informatique et libertés » relatif à la protection des données personnelles indique que :
« Toute personne physique justifiant de son identité a le droit d’interroger le responsable d’un traitement de données à caractère personnel en vue d’obtenir la communication, sous une forme accessible, des données à caractère personnel qui la concernent. »
L’accès aux images de vidéosurveillance est donc considéré comme un droit si vous pensez avoir été filmé. La demande devra cependant avoir été réalisée dans un délai d’un mois suivant l’enregistrement, car la conservation des vidéos est interdite au-delà, sauf si une procédure judiciaire est en cours.
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Que faire en cas de refus d’accès ?

La loi permet également au responsable du traitement de la vidéosurveillance d’une boutique ou d’un commerce, de s’opposer aux demandes d’accès à répétition qu’il jugerait comme abusives. Il faudra cependant qu’il prouve cet aspect abusif en cas de recours du demandeur.
En cas de refus d’accès qui ne semble pas motivé par un des motifs énoncés précédemment, il est possible d’exercer un recours à la commission départementale des systèmes de vidéosurveillance. Cette dernière peut être saisie par n’importe quel plaignant.
Le tribunal administratif ou judiciaire peut également être un recours possible, selon la situation et le motif du refus exercée par la société de télésurveillance. Enfin, en cas d’urgence avérée, il est possible d’effectuer une demande en référé et saisir le président du tribunal judiciaire afin d’obtenir rapidement une décision de justice.
Quelles sont les obligations légales de l’installateur ?
L’installateur d’un système de vidéosurveillance (ou vidéoprotection) est soumis à de strictes obligations techniques, réglementaires et de conseil vis-à-vis de son client. Bien que la responsabilité finale du traitement des images incombe au propriétaire du système, la responsabilité du professionnel peut être engagée si le système installé ne respecte pas la loi.
- Le cadrage des caméras : Les caméras doivent être orientées de sorte à ne jamais filmer la voie publique, ni les propriétés voisines. En entreprise, les caméras ne peuvent pas être orientées vers les postes fixes des salariés de manière continue, les vestiaires ou les zones de pause. D’un autre côté, la réglementation de la vidéosurveillance en copropriété, interdit de filmer les zones privatives (portes d’appartements, balcons, fenêtres).
- La configuration technique de la rétention : L’enregistreur doit être programmé pour que les images s’effacent automatiquement. La CNIL impose un délai maximum de 30 jours (en général, 15 jours suffisent largement).
Pourquoi vouloir accéder aux images de vidéosurveillance ?

Dans un autre cadre, le système de vidéosurveillance d’un parking, d’une copropriété, d’un commerce, ou encore d’une entreprise, peut aider le personnel compétent à veiller à la sécurité d’installations accueillant du public et protéger des bâtiments sensibles.
C’est donc quotidiennement que nous sommes filmés par de la vidéoprotection en commune installée sur tout le territoire et tout citoyen, grâce à ce droit d’accès, a la possibilité de contrôler son image et l’utilisation qui en est faite.
Mais ce qui peut être perçu comme un système intrusif peut également être un atout très utile. En effet, que ce soit dans le cadre d’un dépôt de plainte afin d’identifier d’éventuels agresseurs ou pour réaliser des constatations d’infractions, la vidéo reste un support fiable et une preuve probante à fournir à un dossier judiciaire.
Le droit d’accès aux images de vidéosurveillance est une mesure garantissant la protection des personnes et le contrôle de leur image. C’est également un outil de choix dans le cadre d’une procédure judiciaire sans témoins.
L’accès aux images de vidéosurveillance est un droit, mais il s’exerce selon des règles précises : demande adressée au responsable du système, réponse dans un cadre défini, et respect de la confidentialité des autres personnes filmées. En cas de refus non justifié, des voies de recours existent.
Pour éviter les litiges, le plus important reste d’avoir un dispositif correctement paramétré (durée de conservation, accès sécurisé, procédures claires) et une information visible sur site. Si vous souhaitez mettre votre installation en conformité ou sécuriser la gestion des accès aux images, vous pouvez demander à Protel un audit et des recommandations adaptées à votre établissement.
Tout savoir sur le droit d'accès aux images de vidéosurveillance
Qui peut visionner les images de vidéosurveillance ?
L’accès aux images doit être limité à des personnes habilitées (le responsable du dispositif, le dirigeant ou des personnes désignées et formées). Les images ne doivent pas être accessibles librement à l’ensemble du personnel ou du public.
Comment demander l’accès à des images sur lesquelles j’apparais ?
La demande doit être adressée au responsable du dispositif de vidéosurveillance, dont les coordonnées figurent généralement sur le panneau d’information à l’entrée de la zone filmée. Pour faciliter la recherche, indiquez la date, l’heure approximative et le lieu exact.
Sous quel délai faut-il faire la demande ?
Il est préférable de demander l’accès dès que possible, car les images sont conservées pour une durée limitée (30 jours). Plus vous attendez, plus il y a un risque que les enregistrements aient déjà été supprimés selon la durée de conservation paramétrée.
Qui peut refuser l’accès aux images et pour quelles raisons ?
Le responsable du dispositif peut refuser l’accès si la demande porte atteinte à la sécurité, à une enquête en cours, ou aux droits et libertés d’autres personnes filmées. Il peut aussi s’opposer à des demandes répétées manifestement abusives, à condition de pouvoir le justifier.
En tant que syndic ou gestionnaire, comment l'installateur m'aide-t-il à respecter le droit d'accès ?
L’installateur professionnel est votre partenaire de conformité. Son rôle est de configurer le matériel de manière à ce qu’il respecte le RGPD. Il configure le système pour l’effacement automatique des images au-delà du délai légal, applique des masques de confidentialité sur les espaces privés et vous fournit les éléments techniques nécessaires pour extraire de manière sécurisée une séquence vidéo lorsqu’un usager ou la police exerce son droit d’accès.
